Journal d’un gardien d’hôpital -
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  • Récit
  • Littérature étrangère
  • Date de parution : 01/01/2015
  • Format : 15 x 23 cm, 128 p., 14,00 EUR €
  • ISBN 978-2-88250-366-4
Journal d’un gardien d’hôpital
Oleg Pavlov
Traduit par Anne-Marie Tatsis-Botton
Langue d'origine : Russe

« Si l’on passe toute sa vie à attendre la mort, on peut au moins être sûr d’une chose : on ne sera pas déçu. »

Oleg Pavlov a travaillé comme vigile dans un hôpital moscovite au cours des années 1990. Par une série de textes brefs, il décrit le quotidien des lieux, entre infirmières, concierges, médecins, liftiers, patients, cadavres et visiteurs. Ces petites scènes de la vie courante, cruelles ou tendres, parfois insoutenables, sont rapportées avec une précision clinique, un humour grinçant et une discrète empathie. Sans cesse sollicité, le vigile sépare les bagarreurs, jette dehors les importuns, soutient les familles éprouvées ; face à la souffrance, il lutte pour conserver son humanité.

Le Journal d’un gardien d’hôpital témoigne de la profonde crise économique, sociale et morale que la Russie a traversée après la chute de l’Union soviétique : l’alcoolisme et la drogue font des ravages, les sans-abri sont légion, le personnel hospitalier est terrifiant de cruauté. Chez Pavlov, qui a attendu quatorze ans avant de publier ses notes, la proximité avec la souffrance et la mort exprime le chaos de la société russe de cette période.

Chronique au jour le jour d’un service des urgences, cet ouvrage coup de poing s’inscrit dans la très dérangeante « prose confessionnelle » d’Oleg Pavlov.

ils en parlent…
  • « Comme Tchekhov et Céline, Pavlov décrit la détresse des vies avec un humour noir qui a l’étrange faculté de conserver de la tendresse pour elles ; ses descriptions sont si réalistes qu’elles inspirent un sentiment d’étrangeté, celui du cauchemar ou de la nuit d’ivresse. »

    Pierre Benetti, La Quinzaine littéraire

     

    « La prose de Pavlov est celle d’un cogneur, le macabre ne l’effraie pas, il attrape le réel au collet et on plonge avec lui dans les ténèbres de cette Russie “hospitalière”. »

    Michel Audétat, Le Matin Dimanche

     

    « Nous, les gens de la rue, nous découvrons mis à nu. Ce qui provoque en nous quelque chose d’indicible et d’instantané : une compassion libérée de tout moralisme, à peine orientée par l’écriture humble de Pavlov, charnue, jamais crue. Lire son Journal, c’est faire une expérience d’authentique fraternité, à des années-lumière de tout sentimentalisme. »

    Romane Lafore, Transfuge

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