La Mascotte -
  • Récit
  • Littérature étrangère
  • Date de parution : 04/09/2008
  • Format : 15 x 23 cm, 448 p., 23,35 EUR €
  • ISBN 978-2-88250-209-4
La Mascotte
Mark Kurzem
Traduit par Luce Michel
Langue d'origine : Anglais (Australie)

« Pour être honnête, je voudrais ne rien me rappeler. Quelle personne saine d’esprit le souhaiterait ? Mais la vérité vraie est aussi que je suis encore plus terrifié à l’idée de tout oublier. Je suis piégé. »

Alex Kurzem, un Australien moyen d’une soixantaine d’années, ne se sépare jamais d’une vieille mallette en cuir. Il décide un jour de l’ouvrir pour son fils, historien, et, à l’aide des photos et documents qu’elle contient, il lui raconte enfin le drame de son enfance. Par bribes, se désolant des lacunes de sa mémoire, il dévoile l’une des histoires les plus singulières de la Seconde Guerre mondiale : comment un enfant juif de sept ans est devenu la mascotte des nazis. Avec la patience d’un chercheur, mais aussi avec la ferveur d’un fils, Mark Kurzem va retrouver les pièces manquantes, réordonner les événements, identifier les lieux et les acteurs. Ce livre retrace à la fois l’histoire vécue et le chemin de l’enquête, mêlant la voix irremplaçable du survivant au récit d’un historien.

Octobre 1941, la Shoah par balles ensanglante la Biélorussie. Caché dans un arbre, l’enfant de cinq ans voit périr sa famille. Sans grand espoir, il s’enfonce dans la forêt glaciale. Lorsqu’il sera découvert, à bout de forces, par des SS lettons, il apprendra à leur cacher qu’il est juif. Très vite, le régiment ira jusqu’à le déguiser d’un uniforme miniature de caporal SS. Malgré son jeune âge, Alex est déchiré entre la conscience du mal auquel il assiste et sa volonté de survivre. « J’étais un animal de compagnie qu’on dressait », explique-t-il à son fils. Les soldats lettons l’ont sauvé de la forêt. Ils lui ont aussi volé son enfance et son identité.

ils en parlent…
  • « Ce livre extraordinaire montre que, dans le domaine de l’incroyable mais sans doute vrai, l’Histoire, y compris contemporaine, demeure un gisement inépuisable. »

    Laurent Theis, Le Point

     

    « Sans pathos, au rythme d’un polar, Mark Kurzem explore la fragilité d’une mémoire, montre les étapes de sa reconstruction et, comme historien de sa propre histoire familiale, il illustre magnifiquement la formule de Georges Braque : “Les preuves fatiguent la vérité.” »

    Laurent Lemire, Nouvel Observateur

     

    « C’est un récit extraordinaire, aussi effroyable qu’émouvant. »

    Loyse Pahud, Femina

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