Manifeste incertain 3 -
  • Littérature française
  • Date de parution : 11/09/2014
  • Format : 17,5 x 23,5 cm, 224 p., 23.00 €
  • ISBN 978-2-88250-353-4
Manifeste incertain 3
La mort de Walter Benjamin. Ezra Pound mis en cage
Frédéric Pajak

C’est l’époque de la « drôle de guerre ». L’écrivain et philosophe Walter Benjamin vit à Paris depuis plusieurs années. Mais en 1939, comme tous les ressortissants allemands, il est interné dans un camp de « travailleurs volontaires » à Nevers. Libéré après deux mois et demi grâce à l’intervention de plusieurs amis, il regagne Paris jusqu’à l’arrivée des troupes de la Wehrmacht. Il s’enfuit, et commence pour lui une errance dans le Midi, d’abord à Lourdes, puis à Marseille, d’où il tente en vain de s’embarquer pour les États-Unis. Son périple se poursuit dans les Pyrénées, jusqu’au poste-frontière espagnol de Port-Bou où, menacé d’être livré à la Gestapo, il se donne la mort.

Ce récit s’entrecroise avec une évocation du poète américain Ezra Pound, exilé à Rapallo, au nord de l’Italie fasciste, dont il partage aveuglément les opinions. À Rome, le poète rencontre Mussolini dans le but de se mettre à son service, mais celui-ci décline la proposition, convaincu d’avoir affaire à un esprit dérangé. Arrêté en 1944 par les Américains, condamné pour trahison, il est enfermé à Pise dans une cage en plein air, avant d’être interné durant treize ans dans son pays. À travers ces deux figures antagoniques se dessine une époque, petites histoires dans la grande Histoire, qui nous parle à demi-mots du temps présent, de ses idéologies, de ses angoisses, de ses espoirs.

 

Prix Médicis Essai 2014

Prix suisse de littérature 2015

ils en parlent…
  • « Un texte formidable d’intelligence, des illustrations fabuleuses. »

    N.U. Le Figaro

     

    « C’est beau et douloureux. Pudique et sans illusion. Lucide et intelligent. Sombre et lumineux. C’est l’homme tout entier qui est dans ce mariage réussi du texte et du dessin en noir et blanc. »

    J.-C.V. Le Soir

     

    « C’est peu dire que Pajak est intranquille, pour notre plus grand bonheur, dirait-on, car son inquiétude est le terreau de ses albums. Il y a là toute l’ironie d’un désenchanté. (…) Une vision artistique d’une ténacité et d’une singularité sans égales ni équivalent dans ce qui se publie de nos jours. »

    Pierre Assouline. La République des livres