La Belle de Joza

La Belle de Joza

Kveta Legátová

Pour échapper à la Gestapo, une jeune doctoresse de Brno va lier son destin à Joza, un « idiot de village » qu’elle vient de remettre sur pied. Dans l’urgence, le seul moyen d’effacer toute trace derrière elle, c’est de suivre cet homme jusque dans ses montagnes, en Moravie du nord, et d’y devenir sa femme. En quelques instants, Eliška doit abandonner une vie pleine de...

Traduit par Eurydice Antolin

Édition papier

Date de parution : 10/01/2008

Prix : 14,20 €

Format : 23.5 x 14.5 cm, 144p.

ISBN : 978-2-88250-201-8

Édition numérique

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Date de parution : 15/11/2012

Prix : 7,49 €

ISBN : 978-2-88250-287-2

    « Magnifique, romanesque, improbable, habité, brutal et poétique. »


    Isabelle Falconnier, L'Hebdo


     


    « Phénomène en Tchécoslovaquie, Kveta Légatová, née en 1919, a connu un succès foudroyant en publiant son premier roman à 82 ans. La Belle de Joza est une pure merveille. »


    Claire Julliard, L’Obs


     



    « Dans cet écrin aux abords inquiétants, les sentiments se révèlent bien au-delà des mots. Un art du dépouillement qui touche à l’universel. »


    Agnès Séverin, Le Figaro littéraire


     


    « Un talent de conteuse solaire. »


    Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps


Pour échapper à la Gestapo, une jeune doctoresse de Brno va lier son destin à Joza, un « idiot de village » qu’elle vient de remettre sur pied. Dans l’urgence, le seul moyen d’effacer toute trace derrière elle, c’est de suivre cet homme jusque dans ses montagnes, en Moravie du nord, et d’y devenir sa femme. En quelques instants, Eliška doit abandonner une vie pleine de promesses, des amis aussi brillants qu’elle-même, un amant bien en vue, une carrière. Là-haut, elle trouvera une baraque au sol d’argile, un village d’hommes rustres et de femmes soumises, des usages d’un autre temps.


Joza, lui, est une force de la nature. Au village, il travaille pour trois fois rien dans une scierie dont le patron l’a plus ou moins acheté à ses parents quand il avait quinze ans. Ne se plaignant jamais, il a vécu ainsi, sans même espérer que la vie pût changer.


Dans des montagnes qui sont comme en suspens, pour quelques instants encore, au-dessus de la catastrophe européenne, ces deux-là vont vivre leur « miracle personnel », cet amour qui fera dire à Eliška : « Avant lui, je n’étais qu’un fragment. »


Des années après la mort de Joza, tué par un soldat de l’Armée rouge, Eliška raconte son histoire. Et cette époque est si vivante encore, si fraîche dans ses émotions, que des phrases au présent viennent sans cesse interrompre le récit au passé, son impeccable narration.