Last & Lost

Last & Lost

Collectif

« Consacrer un livre aux lieux ultimes et perdus d’Europe », telle était l’idée de départ de cette anthologie d’un type nouveau, qui regroupe quinze écrivains, et treize photographes de l’Europe d’aujourd’hui (une Europe géographique qui inclut volontiers la Russie, les Balkans et jusqu’à la Turquie). Depuis les vieux parapets d’Europe, ces artistes nous invitent à...

Traduit par Collectif

Édition papier

Date de parution : 11/10/2007

Prix : 25,35 €

Format : 24.6 x 17.3 cm, 450p.

ISBN : 978-2-88250-199-8

    « Mêlant textes et photographies, un très original précis de géographie mélancolique. »


    François Montpezat, DNA


     


    « La sensibilité des analyses, l’élégance des styles enveloppent le lecteur et le rend “habitant” de lieux où l’absence et la solitude résonnent du bruissement de cette Europe nouvelle qui redevient notre “espace historique unique et indivisé”. »


    Yannik Pelletier, Ouest France


     


    « Le monde “aux anciens parapets” nous apparaît d’une manière forte et originale dans cet “ Atlas d’une Europe fantôme”. »


    Evelyne Bloch-Dano, Le magazine littéraire

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« Consacrer un livre aux lieux ultimes et perdus d’Europe », telle était l’idée de départ de cette anthologie d’un type nouveau, qui regroupe quinze écrivains, et treize photographes de l’Europe d’aujourd’hui (une Europe géographique qui inclut volontiers la Russie, les Balkans et jusqu’à la Turquie). Depuis les vieux parapets d’Europe, ces artistes nous invitent à nous pencher sur le naufrage lent de certaines frontières : frontières politiques, caprices des tyrans, frontières mouvantes entre la terre et l’eau, entre l’homme et la sauvagerie…
Toute l’histoire du siècle passé affleure sur la rouille des barbelés, et ce sont alors les lignes Maginot de notre imaginaire qui s’éveillent en écho. Maîtres accomplis du reportage littéraire ou poètes, les auteurs de Last & Lost ne sont pas tous étrangers à la nostalgie, mais leurs textes sensibles ne se détournent pas de la course du monde. On retrouve dans leur regard cette fascination des enfants pour les maisons abandonnées ou les carcasses de voiture, mais ce sont ici des régions entières et des monstres de fer : depuis les silos à missiles de l’ex-URSS jusqu’aux villages mort-nés de l’Italie fasciste. Et toujours, à quelques pas des ruines ou des anciennes guérites, les gens s’adonnent à la belle folie de vivre : farfelus déroutés des friches industrielles, petits Gitans plus sérieux que des popes, villageois d’Irlande qui chantent leur histoire… À la lecture de Last & Lost, on s’émerveille de cette Europe immense, inépuisable, si riche et si diverse. Dans cette anthologie, les photographies sont des contributions à part entière : œuvres d’art autant que propositions conceptuelles. Héritiers du courant de « New topographics », les photographes de Last & Lost s’attachent à rendre manifeste l’empreinte du pouvoir sur le monde visible. Les auteurs ici réunis sont tous nés après la guerre, aux quatre coins de l’Europe, et de part et d’autre du Rideau de Fer. Outre des écrivains connus et reconnus, comme Mircea Cartescu, Geert Mak, Lidia Jorge ou Andrzej Stasiuk, Last & Lost fait entendre nombre de voix nouvelles.