Les Vies de Maria

Les Vies de Maria

Hanna Krall

Préface de Margot Carlier

L’histoire est simple : pendant la guerre, une Polonaise accepte de devenir la marraine d’une fillette juive, afin de lui fournir un certificat de baptême qui la sauvera peut-être de la mort. Au dernier moment, la femme se rétracte, car, en bonne catholique, elle ne saurait proférer de faux témoignages. Désemparées, la petite fille et sa mère sortent...

Traduit par Margot Carlier

Édition papier

Date de parution : 05/03/2020

Prix : 18,00 €

Format : 23 x 15 cm, 160p.

ISBN : 978-2-88250-610-8

Édition numérique

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Date de parution : 12/03/2020

Prix : 12,99 €

ISBN : 978-2-88250-648-1

    « Le laconisme des livres d’Hanna Krall ouvre des perspectives infinies où l’issue est suggérée sans être dite, où le silence guette chacune des phrases, ponctuées souvent de points de suspension… »


    Nicolas Weill, Le Monde des livres


     


    « L’écrivaine polonaise a construit une œuvre majeure sur la mémoire juive et la proximité du bien et du mal. »


    Lisbeth Koutchoumoff, Le Temps


     


    « Hanna Krall va à la recherche de témoins, d’autres récits se greffent, des pistes s’ouvrent, d’autres se ferment, la vie torrentielle s’engouffre. »


    Frédérique Fanchette, Libération


     


    « Une éthique de l’écriture qui se pose comme le contre-pied formel de tout totalitarisme. »


    Anne Pitteloud, Le Courrier


     


    « On avait commencé abasourdi, on finit fasciné par l’art de la romancière. »


    Fabienne Pascaud, Télérama

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Préface de Margot Carlier

L’histoire est simple : pendant la guerre, une Polonaise accepte de devenir la marraine d’une fillette juive, afin de lui fournir un certificat de baptême qui la sauvera peut-être de la mort. Au dernier moment, la femme se rétracte, car, en bonne catholique, elle ne saurait proférer de faux témoignages. Désemparées, la petite fille et sa mère sortent dans la rue, seules, en pleine Occupation allemande.

Cette histoire vraie, Hanna Krall l’avait racontée quatre décennies plus tôt au cinéaste Krzysztof Kieślowski, lequel s’en inspira pour réaliser Le Décalogue 8. Mais, aujourd’hui, il importait à l’auteure de revenir à la vérité nue, forcément lacunaire, et c’est pourquoi elle a bâti sa narration en spirale : les personnes qui ont côtoyé la fillette et sa mère reviennent tour à tour, à des époques et en des lieux différents. Victimes, bourreaux, délateurs, simples témoins ou Justes parmi les nations, il n’en reste désormais que des traces, dans la mémoire ou dans la terre. Magistralement construit, le récit de Krall nous happe, nous enveloppe, nous tient longtemps sous son emprise.