Le Jardin de la mémoire

Le Jardin de la mémoire

Joanna Olczak-Ronikier

Toscane, printemps 2001 : vingt-six personnes se réunissent pour la première fois. Cela tient du miracle. Elles sont les descendantes d’une famille juive hors du commun que deux guerres mondiales, les engrenages des totalitarismes et des cataclysmes humains ont dispersées. Elles viennent des quatre coins du monde. Leurs racines communes remontent au mariage, à la fin du XIXe siècle à...

Traduit par Robert Bourgeois

Édition papier

Date de parution : 18/03/2005

Prix : 23,35 €

Format : 23.5 x 14.5 cm, 388p.

ISBN : 978-2-88250-155-4

Toscane, printemps 2001 : vingt-six personnes se réunissent pour la première fois. Cela tient du miracle. Elles sont les descendantes d’une famille juive hors du commun que deux guerres mondiales, les engrenages des totalitarismes et des cataclysmes humains ont dispersées. Elles viennent des quatre coins du monde. Leurs racines communes remontent au mariage, à la fin du XIXe siècle à Varsovie de Julia Kleinmann – fille d’un important négociant – et de Gustaw Horowitz, Viennois issu d’une lignée de rabbins. Ce couple donne naissance à une famille fertile, qui va se fondre dans l’intelligentsia polonaise au cours d’une assimilation lente et difficile. Leur arrière-petite-fille, Joanna Olczak-Ronikier, en est devenue la chroniqueuse malgré elle.

À la mort de sa mère lui restent deux malles en osier, quelques papiers sauvés du chaos, le seul témoignage tangible d’un passé à jamais englouti. « Elles me gênaient, m’irritaient, prenaient de la place. Je ne me sentais pas concernée par cet héritage fait d’attachements, de regrets et de nostalgies qui n’étaient pas les miens. »

Mais « si ce n’est pas toi, alors, qui ? Et si ce n’est maintenant, alors, quand ? » dit le Talmud. Comme sur un appel venu de l’au-delà, Joanna Olczak-Ronikier se met à cultiver ce jardin de la mémoire, tisse les fils et renoue les liens distendus. Elle défroisse les pages de ce passé avec délicatesse, réserve et discrétion, et surtout avec une simplicité jamais démentie. Il en résulte un récit chargé d’émotion et porteur des espoirs les plus nobles. On y croise la famille Citroën ou Pierre Pfeiffer pour la branche parisienne, mais aussi bon nombre de personnalités marquantes de l’histoire politique, scientifique ou culturelle du XXe siècle.

« Le metteur en scène le plus talentueux n’inventerait pas de situations si saisissantes. La vie seule dispose et embrouille les destins des hommes d’une façon aussi dramatique. »

Andrzej Wadja