Je m’en vais voir là-bas si c’est mieux

Je m’en vais voir là-bas si c’est mieux

Francesco M. Cataluccio

De Florence à Drohobytch, un voyage en vingt-deux étapes, vingt-deux lieux du monde qui portent la mémoire de figures littéraires de l’Europe centre-orientale : des intellectuels, des héros timides, de pauvres poètes, des excentriques et des viveurs, des aventuriers, de purs esprits, des ascètes, des saints buveurs, de divins farceurs. Tous, ils sont aujourd’hui devenus des...

Traduit par Louise Boudonnat

Édition papier

Date de parution : 02/10/2014

Prix : 24,00 €

Format : 23 x 15 cm, 336p.

ISBN : 978-2-88250-352-7


    « Instructif et palpitant. »


    Antoine Perraud. La Croix


     




    « La Mitteleuropa s'anime, les vivants prennent le relais des morts. Des liens insoupçonnés se tissent, et c'est comme si un miroir autrefois brisé se reconstituait.. »


    Agnès Desarthe. Le Monde


     




    « Francesco M. Cataluccio est un historien et un conteur généreux. Je m’en vais voir là-bas si c’est mieux est un voyage qui emporte dans son mouvement. »


    Isabelle Rüf. Le Temps

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De Florence à Drohobytch, un voyage en vingt-deux étapes, vingt-deux lieux du monde qui portent la mémoire de figures littéraires de l’Europe centre-orientale : des intellectuels, des héros timides, de pauvres poètes, des excentriques et des viveurs, des aventuriers, de purs esprits, des ascètes, des saints buveurs, de divins farceurs. Tous, ils sont aujourd’hui devenus des fantômes, mais l’auteur retrouve parfois leur héritage, leur empreinte, dans des artistes et des intellectuels qui, plus près de nous, ce sont opposés avec courage au totalitarisme.

Cataluccio restitue admirablement l’opulence littéraire et philosophique de la Mitteleuropa. Cette Europe du centre, il la redécouvre en se laissant guider par la légende des Justes : dans chaque époque – dit la tradition juive – il y a 36 Justes cachés, qui ignorent qu’ils sont des justes et n’agissent peut-être pas en justes, mais sont ceux qui sauveront le monde.

Longue est la liste des lieux visités (grandes capitales et villages infimes) et des auteurs évoqués (célèbres ou parfaitement oubliés), mais ce qui distingue la narration de Cataluccio, ce qui la rend jubilatoire, c’est sa façon de mêler la géographie littéraire au paysage et à l’architecture, les éléments d’archives aux anecdotes et aux émotions personnelles : aucun lieu n’est seulement le réel, il est aussi une superposition de mémoires et de textes.

Un livre en forme de voyage, constellé d’une myriade d’histoires, souvent autobiographiques, dans lesquelles il est question du centre de l’Europe et des mondes juifs qui y furent anéantis, mais aussi des lieux de l’exil, de la mémoire et de l’oubli : Florence, Varsovie, Moscou, Dublin, Vilnius, Buenos Aires, Łódź, Berlin, Budapest, New York, Venise, Paris, Prague… où l’on rencontre, entre autres, Herbert, Tarkovski, Erofeïev, Beckett, Miłosz, Grombrowicz, Schulz, Witkacy, Hrabal, Kundera, Havel et Brodsky.