Le dernier témoin de Munich

Le dernier témoin de Munich

Hubert Masarík

Ces Mémoires d’un haut fonctionnaire et diplomate tchèque couvrent la période de l’entre-deux-guerres, depuis l’effondrement de l’Empire austro-hongrois et la création de l’État tchécoslovaque jusqu’à l’écrasement de la résistance tchèque par l’occupant nazi en 1941. Passionné par la question des minorités, au premier rang desquelles les Allemands, nommé à...

Traduit par Antoine Marès

Édition papier

Date de parution : 12/10/2006

Prix : 25,35 €

Format : 23.5 x 14.5 cm, 464p.

ISBN : 978-2-88250-176-9

    « Ces Mémoires comprennent une dimension émouvante, dans la mesure où il n’est pas souvent donné à un homme d’assister au dernier soupir d’une démocratie, qu’il a d’abord vu naître avec espoir. »


    Alain Beuve-Méry, Le Monde


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Ces Mémoires d’un haut fonctionnaire et diplomate tchèque couvrent la période de l’entre-deux-guerres, depuis l’effondrement de l’Empire austro-hongrois et la création de l’État tchécoslovaque jusqu’à l’écrasement de la résistance tchèque par l’occupant nazi en 1941. Passionné par la question des minorités, au premier rang desquelles les Allemands, nommé à Bruxelles, Masařík jugera de l’inutilité des alliances en fanfare : quels que soient les discours de ses représentants à Genève, jamais une grande puissance n’ira contre son intérêt, tant commercial que territorial.

Envoyé à Sofia, il observe la modification de l’Europe centrale sous l’effet de l’hitlérisme. Les digues cèdent : la crise des Sudètes, Munich et l’Anschluss. Masařík fut l’un des deux diplomates tchèques présents à la signature des accords de Munich, le 30 septembre 1938. Il confronte ce qu’il sait, au moment d’écrire, dans les années soixante, avec ce qu’il confiait dans son journal intime ou les articles qu’il envoyait sous pseudonyme à différents journaux de Prague.


Masařík nous introduit aussi dans sa galerie de portraits : Edvard Beneš, président tchécoslovaque, qui fut compagnon d’exil à Londres du général de Gaulle, le nonce Angelo Giuseppe Roncalli qui deviendra le pape Jean XXIII, le jeune Hubert Beuve-Méry, futur fondateur du quotidien Le Monde.