Les Pérégrins

Les Pérégrins

Olga Tokarczuk

Prix Nobel de littérature 2018

Man Booker International Prize 2018

« Alors, remue-toi, balance-toi, cours, file ! Si t’oublies ça, si tu t’arrêtes, il va t’attraper avec ses grosses pattes velues et faire de toi une marionnette. Il t’empestera de son haleine qui sent la fumée, les gaz d’échappement et les décharges de la ville. Il va transformer ton âme multicolore en une...

Traduit par Grazyna Ehrard

Édition papier

Date de parution : 02/09/2010

Prix : 24,00 €

Format : 23 x 15 cm, 390p.

ISBN : 978-2-88250-241-4

Édition numérique

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Date de parution : 27/09/2012

Prix : 17,99 €

ISBN : 978-2-88250-292-6

    « C’est un carnet de voyages. Tressé de mille et un récits, lettres, notes personnelles, Les Pérégrins, roman baroque, se lit comme on explore une ruche : en passant d’une alvéole à l’autre… »


    Catherine Simon, Le Monde


     


    « Les Pérégrins est un carnet de voyages rassemblés en une myriade de textes courts pour composer un panorama coloré du nomadisme. »


    Le Temps


     



    « L’écriture, ici, s’évertue à traquer nos immenses désirs d’être que trahissent nos minuscules aventures géographiques. »


    Jacques Sterchi, La Liberté


     



    « Un bel ouvrage original et décalé, à la fois léger et profond, érudit sans ostentation, qu’on referme en songeant que même les plus acharnés sédentaires, les lecteurs enracinés dans leur fauteuil, ne sont après tout, eux aussi, que des passages en transit sur Terre. »


    Bernard Quiriny, Le Magazine littéraire


     



    « Cet éloge de l’itinérance est une profession de foi postmoderne originale, amusante et merveilleusement écrite. »


     Astrid de Larminat, Le Figaro littéraire


     


Prix Nobel de littérature 2018

Man Booker International Prize 2018

« Alors, remue-toi, balance-toi, cours, file ! Si t’oublies ça, si tu t’arrêtes, il va t’attraper avec ses grosses pattes velues et faire de toi une marionnette. Il t’empestera de son haleine qui sent la fumée, les gaz d’échappement et les décharges de la ville. Il va transformer ton âme multicolore en une petite âme toute raplapla, découpée dans du papier journal. » La clocharde du métro de Moscou qui parle ici appartient aux Bieguny (les marcheurs ou pérégrins), une secte de l’ancienne Russie, pour qui le fait de rester au même endroit rendait l’homme plus vulnérable aux attaques du Mal, tandis qu’un déplacement incessant le mettait sur la voie du Salut.



En une myriade de textes courts, Les Pérégrins, sans doute le meilleur livre d’Olga Tokarczuk, compose un panorama coloré du nomadisme moderne. Routards, mères de famille en rupture de ban, conducteur de ferry qui met enfin le cap sur le grand large : qu’ils soient fuyards ou conquérants, les personnages sont aux prises avec leur liberté, mais aussi avec le temps. Et ce sont les traces de notre lutte avec le temps que relève l’auteur aux quatre coins du monde : depuis les figures de cire des musées d’anatomie jusqu’aux méandres de l’Internet, en passant par les cartes et plans.

À travers les lieux et les non-lieux de ses voyages, Olga Tokarczuk a rassemblé des histoires, des images et des situations qui nous éclairent sur un monde à la fois connu et absolument mystérieux, mouvant réseau de flux et de correspondances… Sans jamais nous laisser oublier que « le but des pérégrinations est d’aller à la rencontre d’un autre pérégrin ».